Créations

Mater, ceci n’est pas que mais une succession de pas

Festival 4 Chemins, Institut Français d’Haïti

La Terre. La matière terre.

La glaise originelle d’où est sorti le vivant. Celle qui est faite de tout ce qui a déjà existé.

L’élément primordial. La terre sur laquelle on marche. Le socle.

Besoin de rétablir le contact, de me reconnecter avec cette terre.

Sentir sa saveur, son goût, son odeur, son bruit, sa texture – les faire miennes.

Le souterrain, le poussiéreux, le chthonien, le volcanique, le rocheux, le minéral, le gluant, le glaIseux. C’est féminin, c’est matriciel.

Je l’appelle « Elle ». Ce n’est ni moi, ni une autre.

Pour accéder à la terre, arriver à se mettre dans un état de reception total avec la matière, « Elle » doit passer par des étapes, il y a des choses à sortir, à purifier.

Il y a un parcours, comme une sorte de rituel qui s’écrit par la danse, les gestes, le mouvement, les images, les sons, pour accéder au primal, au plus profond de soi même. 

Cela passe par des états, des apparitions, des ombres, des personnages qui vont et viennent, des émotions qui s’incarnent.

C’est hybride, entre danse et performance, avec des frontières mouvantes, en fonction du lieu, du site. 

Un langage à déchiffrer qui laisse grande part à l’interprétation. 

Il s’agit de faire sortir des archétypes, des choses enfouies dans la mémoire collective ancestrale. Une tentative d’échapper au chaos, de trouver une sorte de plénitude en se re-connectant au fondamental.

Un retour à l’impossible mère.

  • Concept, danse et performance : Kettly Noël
  • Scénographie, vidéo et direction artistique : Michel Meyer
  • Musique : Marc Sinan
  • Partenaires : Préfet de la Région Guadeloupe, Karukera Ballet & Dispositif Récif, HKV Berlin, Open Society, KNDP

Zombification

Documenta 14 – Odeon, Conservatoire d’Athènes

Plongée visuelle dans les ténèbres de la mémoire, mêlant les guèdes, les loas vaudous de la mort, aux sonderkommandos d’Ebola, évoquant pêle-mêle l’esclavage, les lynchages, les camps de la mort, les “killing fields” Cambodgiens ou Rwandais, les massacres passés ou à venir et les faces les plus noires de notre histoire,


Zombification renvoie à des images qui ne cessent de hanter l’esprit de l’homme contemporain et empêchent une vision plus moderne de se concevoir. Dans un ballet incessant et absurde de corps déshumanisés servis par des « croque morts », un chantier impossible qui concilie surréalisme haïtien et art contemporain, une femme, telle Orphée réincarnée, tente de survivre au milieu des cadavres de nos illusions.


La Zombification, entendez par là l’oblitération de toute conscience et de libre arbitre, est globale.

  • Extraits de la création Zombification, une création de Kettly Noël  pour la Documenta 14 – Odeon, Athens Conservatory April 6 (rehearsal), 7, 8, 9, 11 and 12, 2017.
  • Scénographie et direction artistique : Michel Meyer
  • Krokmorts performers : Ioanna Aggelopoulo, Matina Kokolaki, Ibrahima Camara, Léonce Noah Konnan Allui, Sanga Ouatara.
  • Musique : Hugo Maillet
  • Lumière : Samuel Dosière
  • Video par leWonderlab
  • Camera & édition : Michel Meyer
  • © leWonderlab – Kettly Noël/Donko Seko

Je m’appelle Fanta Kaba

Kunstfest Weimar 2020

Fanta Kaba, déjà tout un personnage rien que par son nom. Son errance dans la ville, Bamako peut-être, son corps serpentant avec la musique et les lumières, se diluant dans des fantasmagories secrètes. Sa quête d’un ailleurs, d’une fête, d’une métamorphose, d’une aventure, d’un homme, qui bouleverseraient sa réalité. Kettly Noël transpose à la scène cette « confusion de corps, de la femme à la danseuse, de la danseuse à l’interprète, de l’interprète au caractère, du caractère à la transformation, de la transformation à la performance », selon ses mots, s’inspirant de l’univers transgressif des bars et des boîtes, sous la forme d’un « récit intime qui sonde les rapports entre la femme et les fantasmes qu’elle suscite ». Fanta Kaba n’a plus peur des forces obscures, de la brèche ouverte dans le monde du jour, de la solitude, de la révolte, de l’urgence à survivre. M Marie-Mai Corbel / extra-11 / Bonlieu – Scène nationale d’Annecy

  • Extrait de Je m’appelle Fanta Kaba
  • Kunstfest Weimar E-Werk 02/09/2020
  • Autrice, Chorégraphe, Performeuse : Kettly Noël
  • Conseils, Direction Artistique et vidéo : Michel Meyer
  • Lumière : Florent Blanchon
  • Costumes : Sahar Millinery
  • ©2020 Michel Meyer / Donko Seko

Errance (revisited)

Documenta 14 – Kassel, Henschel Halle

Plongée visuelle dans les ténèbres de la mémoire, mêlant les guèdes, les loas vaudous de la mort, aux sonderkommandos d’Ebola, évoquant pêle-mêle l’esclavage, les lynchages, les camps de la mort, les “killing fields” Cambodgiens ou Rwandais, les massacres passés ou à venir et les faces les plus noires de notre histoire,


Zombification renvoie à des images qui ne cessent de hanter l’esprit de l’homme contemporain et empêchent une vision plus moderne de se concevoir. Dans un ballet incessant et absurde de corps déshumanisés servis par des « croque morts », un chantier impossible qui concilie surréalisme haïtien et art contemporain, une femme, telle Orphée réincarnée, tente de survivre au milieu des cadavres de nos illusions.


La Zombification, entendez par là l’oblitération de toute conscience et de libre arbitre, est globale.

  • Excerpts of Errance (revisited) une performance de Kettly Noel pour la Documenta  14 à Kassel – Henschel Halle / Juin 19-20 2017
  • Chorégraphe et performeuse : Kettly Noël
  • Musique : Ivo Malek, Björk
  • Scénographie et direction artistique : Michel Meyer
  • Lumière : Samuel Dosière
  • Production : Donko Seko
  • Video par Surkenstart films
  • ©2017 – Surkenstart films – Donko Seko – Kettly Noël